Não é só em quem se afirma explicitamente Cristão, ou sequer crente, que Deus é um elemento essencial na respiração poética. Mesmo em poemas como L'Opéra du Ciel de Léo Ferré, que aqui apresento numa sua primeira parcela, Ele encontra-se presente como uma constante insuperável no decantar de uma angústia existencial que não encontra outra saída senão na linguagem da denúncia amorosa.
L'Opéra du Ciel
J'ai tant pleuré que je n'ai plus
Le souvenir de mes alarmes
Car j'ai versé jusqu'à la larme
Qui me donnait l'air ingénu
Et si mon cœur n'est pas plus pur
Que la source où boivent mes rêves
C'est qu'il est transpercé de glaives
Et qu'il reste criblé d'azur
Si j'avais les yeux du bon dieu
Je me les crèverais
Et pour amuser les curieux
Je les leur donnerais
Et par ces fenêtres nouvelles
Ils verraient ce qu'on a cru voir
Tous les millions de désespoirs
Vomis par mille clientèles
Si j'avais les yeux du bon dieu
Je pleurerais des larmes rouges
Et jusqu'au plus profond des bouges
J'apporterais la paix des cieux (…)

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